cabaret2Cela fait déjà un bout de temps que j'avais vu ce fameux documentaire sur notre ami le clitoris, qui m'avait paru très intéressant à propos des blocages sociologiques qui le concernent si souvent. J'avais particulièrement noté que le documentaire démentait l'opinion communément admise qu'il y a deux types d'orgasmes différents, le vaginal et le clitoridien, opinion que soutenait Freud en ajoutant que seul le vaginal était valable, le clitoridien témoignant d'une régression infantile. Et bien non, le documentaire démontre que l'orgasme vaginal dépend en fait du clitoris, et n'est qu'une de ses modalités... merveilleux, n'est-ce pas ? Nous les femmes avons à notre portée des possibilités extraordinaires de variations, de découvertes, d'expérimentations dans le plaisir. Toujours est-il qu'elles ne s'apprivoisent pas si facilement, ces découvertes. Pendant longtemps, le clitoris est demeuré dans mon esprit comme quelque chose de complètement invisible et insensible, ce qu'il restait d'ailleurs même après un an de vie sexuelle. C'est encouragée par Mister K., mon désormais ex, que je "m'entraînai" en "faisant mes exercices". J'aboutis progressivement à quelques résultats. Avant j'avais juste les manifestations désagréables, c'est-à-dire qu'à un moment, sans avoir de plaisir, je ne supportais plus qu'on me touche à cet endroit, puis j'éprouvais quelques sensations originales (ooooh ? c'est étrange...), puis je réussis à avoir des "mini-orgasmes", un petit pic plus agréable, puis de véritables qui n'étaient pas forcément très spectaculaires, mais c'est déjà ça. Récemment je parvenais presque à avoir de véritables orgasmes, avec moins de stimulations directes, et avec l'aide de mon partenaire, partenaire qui m'a lâchement quittée il y a peu, me laissant seule sur le terrain de l'exploration de ce désert encore méconnu.
J'ai du mal à me masturber toute seule (sans mec à côté), mais je me force à le faire au moins une fois par semaine parce que "c'est pour mon bien". Après tout, cela constitue une dépense énergétique, ça aide à dormir, c'est bénéfique pour le coeur, et peut-être qu'avec le suivant (de mec) je pourrai vraiment être une bête de sexe. Durée moyenne d'une scéance de masturbation : 20, 25 minutes. Moins quand il y a certaines stimulations extérieures, genre de la musique ou des vidéos sur youtube (mais rien d'érotique !), que je n'indiquerai pas pour garder mes fantasmes privés. Non mais oh.