cabaret2L'inconvénient, dans les soirées des normaliens, c'est qu'il y a que des gays, ou des lourds. Fâcheux, pour draguer. Pour les gays, ça donne des trucs du genre : "ben il est où l'Argentin ? ouiiii il m'a pris dans ses bras ! raaaaah il est trop beau..." "Henriette, il est GAY" "oui je sais mais il est si beau...".
Pour les lourds, prenons l'exemple de Abricot-sec-man.
Oui, Abricot-sec-man est venu nous parler du coût des abricots secs à Poitiers, nous demandant si nous nous sentions concernées par le problème. Bien sûr, et d'ailleurs cela provient de la fameuse varicelle des oursins, n'est-ce pas. Nous n'aurions pas dû enchaîner ainsi. Il a eu l'impression qu'il avait des amies. D'où une drague assez ferme une bonne partie de la soirée. Mais, le fait était rédibitoire, il avait une tronche de con. De plus il a clamé haut et fort qu'il était hétéro, ce qui n'est pas non plus hyper fin (et oui, même quand j'ai bu, j'attends une finesse minime chez les jeunes hommes), et il a essayé de m'apprendre à fumer sur la base de la manière dont il fumait des pétards.
La fenêtre fut ouverte à un moment de la soirée ; je l'entendis dire "quel dommage, ça refroidit l'ambiance qui commençait à être chaude !" Je glissai alors à l'oreille de Cécile "pas pour tout le monde..." Vu la tronche qu'il a tiré, je pense qu'il a entendu. Grand bien lui fasse d'ailleurs.
Je me sens d'humeur joyeuse quand j'ai bu. Bien trop d'ailleurs, puisque je donne l'impression d'avoir le feu au cul. Il paraît que j'ai ostensiblement dragué la Monade C., bien que je ne me souviens pas de m'être particulièrement fixée sur elle pendant la soirée... Quoi qu'il en soit, on me dit de me méfier. Que ça serait dommage que je fasse des choses que je regrette après, comme laisser une fille coucher avec moi, ou même simplement de passer définitivement pour ridicule.
Je me méfierai, donc.